Jeudi 7 décembre 2006

Collectif de réalisateurs, les filmistes associés propose depuis plus de deux ans, un rendez vous toutes les 3 semaines.

 

Le concept : un thème, un film, une minute.

 

Des « 7 péchés capitaux » de « superman » qui a « la peur » en passant par un « colis » à « suspens. « rendez vous » au « photomaton ». De toutes les façons, « la première idée est toujours la meilleure »....

 

Chic, la prochaine session se déroule ce soir à la Favela

 

18, rue du Fbg du Temple - 75011 Paris - Métro République

 

Trop fatigués pour sortir ou juste surtout flemmards ?  Les films sont disponibles sur le site . Sinon rendez vous dans 3 semaines? ;-)

 

 

 

 

Par la lunelo - Publié dans : Mer des Nuées
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Jeudi 7 décembre 2006

On ne peut pas voler la lune.

ZeN

Par la lunelo - Publié dans : Lune-ere
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Vendredi 1 décembre 2006

Il y a dans l’allumage de plocs, un allumage prométhéen, un allumage transgressif et provocateur, comme celui de ces modèles très sophisticated ladies photographiées par Klein qui avaient fait scandale dans les années 50 parce qu’elles étaient capturées chapeautées, gantées et la clope au museau… Surtout. Oui farpaitement, arborant outrageusement ce symbole phallique entre leurs lèvres fines et maquillées, le tout sans le moindre porte-cigarette… 

 

 

" La photographie, en gros plan frontal, de Barbara Mullen qui souffle sa fumée, posant pour un chapeau dans l'édition française de Vogue, en mai 1956, devenue l'une des icônes les plus souvent reproduites de la photo de mode, avait choqué la rédaction, parce qu'il manque l'indispensable fume-cigarette. "

Triste symbole d’une libération pas totalement terminée, mince récolte que voila : liberté de s’auto éradiquer mais avec volupté : drogue liquide et fumée létale, légales…

 

Il y a un allumage transgressif, clin d’œil au garçon vacher ivre de verts pâtures sans âge, perdu dans ses urbanités, ses troupeaux cimentés et ses anges de béton. Le prix à payer pour se cancériser en toute réjouissance les cellules pulmonaires ? Se souvenir non pas des belles choses mais de comment a fini le garçon vacher, marlboro man oncologéïsé et pelliculé à la postérité sanctifié dans « thank you for smoking ».

 

 
 

 

Ces gens que j’observe à la sortie du concert, ce 29 novembre, une fille métro anvers et contre toutes les interdictions de fumer dans les lieux publics qui écrase négligemment son ploc sur le quai. Une autre, à Stalingrad qui nourrit d’avance son crabe et je pense, l’allumage, c’est un peu Prométhée dérobant le feu aux dieux de l’olympe, le mickey chapeauté jouant les apprentis démiurge et essayant de se jouer de lois physiques qui le dépassent. Le principe du concert festoyant dans les poumons est un magnifique paradoxe renforcé par une classieuse mise en abîme pour celui qui l’appelle.

 

 

 

 

De là à s’interroger sur la trans-agression réelle ou supposée de l’action entreprise avec conscience et mépris du danger… I was born to die of cancer comme dirait l’autre… Généreux, dispersant des tiges amoniaquées à la ronde. Vous reprendrez bien une bouffée de chaleur ?

 

 

 

Tiges qui ne sont plus que le mégot usé d’elles même. Odeurs épicées, mentholées parfois poivrées qui vous enivrent, rallument la flamme d’un désir, d’une envie. Rêves, fantasmes trop souvent partis en fumée. Aspirer, bouffées d’oxygène, tirer un coup, y mettre le paquet. Exhalaisons maudites qui expirent lentement, flottement. Feu sacré qui se consume puis s’éteint, c’est la fin.

 

 

 

 

 

PHOTOS: Wiliam Klein,

1)Hat with 5 roses (1956)

2)Smoke and viel (evelyn tripp, 1958)

 

            Signé une ancienne fumeuse fumeuse

Par la lunelo - Publié dans : Mer des Humeurs
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Jeudi 30 novembre 2006

la californie, désaccord parfait, prête moi ta main, scoop,  le dahlia noir,  le labyrinthe de pan,  le prestige,babel,ne le dis à personne,  shortbus,pardonnez moi, Saw II, the constant gardener...

Par la lunelo - Publié dans : Mer des Humeurs
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Samedi 25 novembre 2006

Pardonnez moi, pardonnez nous nos défenses ou plutôt notre absence de défense comme nous pardonnons à ceux qui nous ont défoncé offensé .

Brutal est le jeu auquel nous convie Maïwenn, avec une délectation et une cruauté toute enfantine, celle du petit enfant blessé qui continue de la hanter. Mais pas seulement, évitement des plaies surexposées et du côté « moi, je » par une lucidité aigue. Ses peurs et ses doutes elle les divulgue sans fausse pudeur à sa psy, Marie-Sophie L.(extrait d’une distribution impressionnante). Elle nous les livre aussi par la bouche de son compagnon évoquant la possibilité d’une mythomanie légère. Ou comment mettre en abîme et désamorcer les critiques de "je".

Un spectacle (« le pois chiche ») qui n’a pas atteint peut être ? le degré de catharsis qu’elle attendait, un film qui pourrait étancher sa soif de reconnaissance d’elle – même, de la souffrance et du gouffre dans lequel elle a vécu vit.  Un spectacle à succès, un homme dans sa vie, un enfant qui paraît, une vie qui vient à qui Violette veut justement expliquer d’où elle vient. Réparation? Résilience? Rétaliation? C'est l'heure des comptes et l'addition risque d'être salée...

Mélange d’archives (interview d’elle préado) et de filmage sec en dv, Pardonnez moi se veut documentaire fictionnalisé ou fiction documentaire?(les acteurs ont eu peu d'élèments avant le tournage effectuant principalement un travail basé sur l'impro), celui où elle étale ce qu’elle aurait voulu avoir le courage de faire dans sa vie : balancer sa souffrance avec l'eau du bain à ses parents de façon à ce qu’ils ne puissent plus s’y soustraire, reconnaître sa béance actuelle, marquage cuisant qui ne veut pas s’apaiser, celui d’une enfance maltraitée.

Violette/Maïwenn jette un pavé dans la mare. Marre des non- dits, des fausses responsabilités endossées par de trop frêles épaules, par des enfants parentifiés. D’un père qui dit pardon mais ne regrette rien.

Pardonnez moi, oui, pardonnez moi d’exister envers et contre vous, mais tout contre car ses parents restent finalement dans son entourage, en forme de happy ending fantasmé. Le film est abrupte, frise le maladroit par endroits mais les cicatrices mal refermées purulentes de mauvaise foi familiale sonnent justes… et résonnent même après être sortie de la salle obscure du se-crée…

 

Pardonnez parle d’accouchement celui de l’enfant à naître mais aussi de naître à soi même.« Mais je n’ai pas fait ce film-là dans ce but d’en finir, pour moi je n’en finirai jamais. On apprend à vivre avec ses névroses, ses cicatrices, mais on ne les règle pas. (Dvdrama).

Par la lunelo - Publié dans : Mer des Nuées
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