Samedi 15 septembre 2007

Waitress n'a pas fait beaucoup de bruit à sa sortie et c'est bien dommage!!!C'est simple, c'est doux et amer à la fois, la vie comme sur un plateau avec ses hauts et ses bas, ces charges superflues (ou pas) dont nous savons nous encombrer et qui font parfois le sel de l'existence.
Ce film est un petit film simple. Rien de péjoratif à cela, c'est (juste) frais et juste.

Pas de quoi en faire un plat (fallait que je le place celui- là ;), Jenna (Keri Russel qui jouait Felicity, chronique douce amère suivant les pas d'étudiants new-yorkais, passée subrepticement sur TF1 il y a 10 ans) s'en charge pour nous. Et des plats elle en fait, elle y met les pieds même parfois. Des Tartes qu'(à défaut d'envoyer dans la tête de son mari) elle compose au gré de ses humeurs souvent assassines, du sucré, du salé... comme le "baby-beurk" (pie façon je viens d'apprendre que je suis enceinte et je suis plutôt dans les non-félicitations...).et autres:

“I-Don’t-Want-Earl’s-Baby Pie”; “I-Hate-My-Husband Pie”; and “Falling-in-Love Pie”.

Il y en a pour tous les jours parce que c'est aussi ça la vie: des ingrédients rassemblés à la dernière minute, des recettes inédites, des associations parfois interdites (avec un gynécologue marié...), des surprises de taille. Et la douceur parfois dans ce monde de brutes où Jenna est coincée entre un homme et un enfant à naître qu’elle ne désire pas.

Ouais, Waitress n’est pas seulement une métaphore culinaire de la vie, c’est aussi des digressions sur ce que l’on ne choisit pas ou plutôt ce que l’on s’impose, ces responsabilités d’adultes qu’il nous faut assumer, les problèmes de couples, certains hommes qui n’en sont pas, des enfants qu’on ne programme pas. Tout une éducation de mère à faire car on vous a menti les filles : on ne naît pas mère, on le devient et c’est le travail d’une vie… Des contraintes dont on apprend à se libérer, un corps qu’on laisse s’éveiller aux plaisirs de la chair amie, un happy end mais pas comme on s’y attendrait 'un juste, un réaliste) saupoudrée des portraits touchants car imparfaits de personnages secondaires, un film sur "comment on devient grand" c’est aussi ça Waitress, un petit film savoureux, à consommer sans modération !!!

PS: et c'est aussi la vie mais ce fut le dernier film d'Adrienne Shelly disparue en novembre 2006... 
PPS: enfin quand je dis happy end realiste je parle pas de la derniere image du film mais plutot de l'hopital ;), hummm

Par la lunelo - Publié dans : Mer des Humeurs
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Jeudi 16 août 2007

"Tu m'as demandé si je voulais te revoir ou non...Assurément, je veux te revoir. Mais après?"

- Après, nous verrons... :)

Tu me dis:" on ne peux pas seulement s'abandonner au sentiment de l'instant, il faut penser aux conséquences de ses actes"...

Moi, je crois qu'à trop penser aux conséquences, on ne fait plus rien.. Et on s'étiole... Nous verrons...

THE SILLY GIRL 

PS: La cruche! Ils parlaient en englishe, elle avait pas du tout comprendre en fait...

 

 

 

 

 
Par la lunelo - Publié dans : Mer de la Sérénité (on peut toujours rêver!)
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Mardi 7 août 2007

st-patrick-street.gif Les filles ressemblent la nuit tombée, plus qu’à des ombres de la rue, à des trans brésiliens soûls ou à des trav périphériques flirtant avec le mauvais goût et le coma éthylique. Hauteurs de talons improbables, jupes infinitésimales, le vêtement réduit à sa plus simple expression risque de rendre déficitaires tous les marchands de tissus des puissants appétits asiatiques.

 

Ici l’expression Saturdays night fever prend toute sa saveur : jupes trop courtes, faces de voitures volées mal ravalées, festivals de couleurs improbables, débordements gastriques de cinderellas abandonnées minuit sonné.

 Affolement de l’asphalte et rugissements des moteurs à maintes heures. Les mutants d’acier prennent leurs quartiers dès la tombée de la nuit, les ailerons aussi profilés que la coupe de leurs propriétaires.

 Faisons court, peut être est ce une habitude nationale, ainsi on observe les coupes profilés des petits jeunes des suburbs rivalisant d’ingéniosité pour crâner dans leur engin mutant sans avoir l’air crâne pour autant, adeptes du running mais la classe est en option. Pollutions sonore et visuelle, des consécrations…

 

Par la lunelo - Publié dans : Mer des Humeurs
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Vendredi 25 mai 2007

"Pick a moment, any moment. Pretend each part contains the whole- because maybe it does."

 An empty room, Talitha Stevenson

 

Par la lunelo - Publié dans : Lune-ere
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Vendredi 18 mai 2007

Brise légère et parfumée, vent de liberté, lumineuse ébriété, feuilles qui volètent comme autant de souvenirs épars, mémoire dispersée, regard...hagard. Que reste t il de nos amours nous sinon des souvenirs de nous? Et que reste t il quand il n’y a plus personne pour se souvenir d’un nous?

 

L’autre a dit: le tombeau des morts, c’est le coeur des vivants. A contrario, certains font de leur corps et de l’esprit, un mausolée édifié a la mémoire de l’absent qui c’est bien connu a toujours tort…Mais encore? 

Iris (A memoir of Iris Murdoch) raconte l’atomisation d’une étoile de la littérature britannique, Iris Murdoch au crépuscule de sa vie, semant insoucieusement parcelle après parcelle les filaments neuronaux de son brillant cerveau, ruine par la tempête Alzheimer. Les flash-back sont incessants. Ils renvoient à la jeunesse d’un esprit insolent, d’une personnalité solaire, éprise de liberté interprétée par Kate Winslet dans ses jeunes années contrastant avec Iris, dévastée mais aussi a la danse macabre de la maladie. La bête ronge et balaye tout trace d’histoire sur son passage. Judi Dench (majestueuse) interprète, l’auteure dévorée de l’intérieur, qui fait disparaître son passé de son esprit et par la même tout ce qui la rattache a autrui. Iris n’est alors plus que l’ombre grise de la libertine talentueuse qu’elle fut dans ses jeunes années. 

Car la maladie en a décide autrement tourments tout doit disparaître… et l’on suit doucement mais sûrement sa déchéance intellectuelle et affective, disséquée avec une précision réfrigérante. La femme de lettres devient figure de papier mâchée, absente a elle même et a son mari, ravage par la tristesse. John Bayley aime encore cette femme, sa femme ce qui l'en reste, ou peut être juste simplement le souvenir de ce qu’elle fut.

 

 

 

 Qu’est ce qui nous lie et nous rattache a l’autre quand les souvenirs qui nous unifiaient se délitent? Est-ce honnête de rester fidèle a une image fixée dams le temps, une figure cristallisee, un souvenir déforme de ce qui a été? C’était mieux avant? Et maintenant?

 

Il y a de l’amertume dans ce film, un goût de sel mais aussi cet impression pas si dérangeante au fond de cycle de la vie. Iris sénile, c’est un petit enfant apeure et fragile comme un nouveau ne qui me ramène la fin de 2001, l’odyssée de l’espace, et son cycle mortel acéré /accélère. Ce cote SO B IT... L’esprit était flamboyant mais le souffle l’emporte et l’éteint.

 

N'y a t il point de la vanité a discourir sans discontinuer et croire que c’est assez. Nos belles paroles et nos jeux d’esprit, nos courses au gain ou a d'autres illusions se révèlent bien impuissants et vains car vanité, tout n’est que vanité. Tout doit disparaître.

 

Le message d’Iris n’est pas alarmiste ou misérabiliste. Il y a de la tendresse et de la douceur dans le regard porte sur nous autres pauvres et fragiles créatures. Il ne s’agit pas d’un biotip a mon sens fidèle a l’esprit des après midi télévises M6. Plus que sur la maladie, il interroge sur le lien entre individus, ce qui fait et défait nos relations, ce qu’on est prêt a oublier ou chasser de nos mémoires, ce qu’on construit et ce a quoi l’on s’agrippe surtout quand cela fuit. Est ce vanité de vouloir se rappeler, s’attacher a des souvenirs au risqué de perdre de vue le présent? De vouloir faire front en perdant de vue l'inéluctable sortie?

 
 
Par la lunelo - Publié dans : Mer des Nuées
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