Waitress n'a pas fait beaucoup de bruit à sa sortie et c'est bien
dommage!!!C'est simple, c'est doux et amer à la fois, la vie comme sur un plateau avec ses hauts et ses bas, ces charges superflues (ou pas) dont nous savons nous encombrer et qui font parfois
le sel de l'existence.
Ce film est un petit film simple. Rien de péjoratif à cela, c'est (juste) frais et juste.
Pas de quoi en faire un plat (fallait que je le place celui- là ;), Jenna (Keri Russel qui jouait Felicity, chronique douce amère suivant les pas d'étudiants new-yorkais, passée subrepticement sur TF1 il y a 10 ans) s'en charge pour nous. Et des plats elle en fait, elle y met les pieds même parfois. Des Tartes qu'(à défaut d'envoyer dans la tête de son mari) elle compose au gré de ses humeurs souvent assassines, du sucré, du salé... comme le "baby-beurk" (pie façon je viens d'apprendre que je suis enceinte et je suis plutôt dans les non-félicitations...).et autres:
“I-Don’t-Want-Earl’s-Baby Pie”; “I-Hate-My-Husband Pie”; and “Falling-in-Love Pie”.
Il y en a pour tous les jours parce que c'est aussi ça la vie: des ingrédients rassemblés à la dernière minute, des recettes inédites, des associations parfois interdites (avec un gynécologue marié...), des surprises de taille. Et la douceur parfois dans ce monde de brutes où Jenna est coincée entre un homme et un enfant à naître qu’elle ne désire pas.
Ouais, Waitress n’est pas seulement une métaphore culinaire de la vie, c’est aussi des digressions sur ce que l’on ne choisit pas ou plutôt ce que l’on s’impose, ces responsabilités d’adultes qu’il nous faut assumer, les problèmes de couples, certains hommes qui n’en sont pas, des enfants qu’on ne programme pas. Tout une éducation de mère à faire car on vous a menti les filles : on ne naît pas mère, on le devient et c’est le travail d’une vie… Des contraintes dont on apprend à se libérer, un corps qu’on laisse s’éveiller aux plaisirs de la chair amie, un happy end mais pas comme on s’y attendrait 'un juste, un réaliste) saupoudrée des portraits touchants car imparfaits de personnages secondaires, un film sur "comment on devient grand" c’est aussi ça Waitress, un petit film savoureux, à consommer sans modération !!!
PS: et c'est aussi la vie mais ce fut le dernier film d'Adrienne Shelly disparue en novembre 2006...
PPS: enfin quand je dis happy end realiste je parle pas de la derniere image du film mais plutot de l'hopital ;), hummm
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Les filles ressemblent la nuit tombée, plus qu’à des ombres de la rue, à des trans brésiliens soûls ou à des trav périphériques
flirtant avec le mauvais goût et le coma éthylique. Hauteurs de talons improbables, jupes infinitésimales, le vêtement réduit à sa plus simple expression risque de rendre déficitaires tous les
marchands de tissus des puissants appétits asiatiques.
Comment taire?