Pour un peu ça pourrait être ma sorcière bien aimée au bord de la crise de nerfs, Jean Pierre version trash quoique j’a toujours trouvé Jean Pierre un peu louche je veux dire on suivait Samantha dans ses aventures bucolico ménagères et parfois celles de JP mais que jp consommait il a midi, faisait il des 5 a 7 ? Mangeait des rillettes bordeau chesnel ?
C’est un peu comme ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants… Que scelle le conte de faits ? Qu’omet il ? L’homme et la femme sont ils pour fait pour former un couple, vivre heureux et avoir beaucoup d’enfants ?…
Ce que passait le conte sous silence, ce que Bewitched faisait disparaître négligemment, MAD Men le fait ressortir du dressing et pas le plus élégamment avec en toile de fond l’univers so glam’ d’une agence de pub new yorkaise au début des 60’s.
Un monde fou, fou, fou ou tout le monde est fou avec générique façon le grand saut.
Des new yorkais qui préparent vigoureusement leurs cancers dans les restaurants, dans les bureaux, dans les trains, au lit. Ils peuvent se l’autoriser, bien sur, ils ne creuseront pas le trou de la sécu, non, juste leur tombe et celle de la caisse spécial Marlboro man attaquant les vilains industriels du tabac, 30 ans plus tard
Ugly Betty croisant Jean Pierre désabusé, étouffé par le poids de l’American dream. Samantha ou Grace Kelly c’est selon, fée du logis sur le divan. Fils de riche qui n’en a que le nom mais qui ne manque pas de cruauté et de vanité.
Ugly Betty s’est amouraché du fils de riche. Ugly Betty observe et écoute ce monde de MAD men. Façon Candide, elle tente de décrypter cet univers qui lui échappe.
Jean Pierre étouffe auprès de Samantha. Il rentre tard et pas seulement à cause du travail. Si Samantha bonne ménagère a ensorcelé son publicitaire de mari, le charme de sa blonde alter ego dans Manhattan n’opère plus auprès son époux
Tout le monde trompe tout le monde et Jean Pierre trompe sur son identité. Jean Pierre est cachottier, Jean Pierre a un nom d’emprunt dans une société qui vit à crédit, qui brûle par les deux bouts nous léguant sa frénésie létale
Un monde fou d’hommes où les femmes soigneusement manicurées et chignotés prennent votre manteau et votre pardessus, tapent consciencieusement votre courrier, vous servent vos whisky quand elles ne sont pas celles qui vous préparent de bons petits plats qu’elles vous servent après s’être assurées d’avoir bien lissé la nappe sur la table de la salle à manger, écartent les jambes et les yeux grands ouverts pour un sourire ou pour moins. Un monde ou chacun jouent des mots et des apparences.
Destins croisés aux desseins plus ou moins obscurs dans un univers où tout n’est que vanité. Vous l’aurez compris je vous conseille vivement cette série dont le charme ne tient pas aux seules tenues rétro….
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Comment taire?